Délit d’entrave numérique à l’avortement: oui à la défense de la vie
et de la liberté d’expression !

 

Présent ce jeudi 19 janvier à la Journée parlementaire pour la Vie qui se tient à l’Assemblée nationale, je ne peux que dénoncer les nombreuses et terribles attaques contre la vie qui ont marqué ce dernier quinquennat.

Ce gouvernement a fait de l’avortement un droit fondamental, a supprimé la notion de détresse comme condition pour y avoir recours, et le délai de réflexion obligatoire avant de poser un acte aussi peu anodin. Avec la création du délit d’entrave numérique à l’interruption volontaire de grossesse, il voudrait maintenant faire taire ceux qui tentent d’apporter une voix moins idéologue sur un sujet si difficile, ceux qui rappellent que l’avortement est toujours un drame, ceux qui voudraient aider les femmes à étudier toutes les autres possibilités qui s’offrent à elle.

Il s’agit du point culminant d’un comportement absolument totalitaire. Ce texte est grave parce que le sujet est grave, mais également parce qu’il est liberticide.

J’ai de nouveau déposé un amendement de suppression de l’article unique de cette proposition de loi, que je défendrai le jeudi 26 janvier prochain lors du retour du texte en séance : Amendement de Jean-Frédéric Poisson – délit d’entrave numérique-1

La liberté d’expression est reconnue dans le bloc de constitutionnalité. Par ailleurs, les limites légitimes à la liberté d’expression ne peuvent être invoquées dans le cas des sites visés par cette loi dans la mesure où l’on n’y trouve pas d’appel à la haine ou de déclaration diffamatoires.

Enfin, je ne peux que m’étonner de l’énergie que l’on a récemment déployée pour dénoncer les problèmes éthiques posés par la mise à mort des fœtus animaux dans le cadre de la loi relative au respect de l’animal en abattoir, alors qu’il va devenir impossible ne serai-ce que d’évoquer et de tenter d’éviter ceux posés par l’élimination des foetus humains.

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