Après la profanation de cinq églises en moins d’une semaine, Jean-Frédéric Poisson, président du parti chrétien démocrate, attire l’attention sur les ravages du laïcisme qui ignore ou tourne en dérision systématique la foi des croyants.

 

De manière régulière, c’est-à-dire en fait une fois par an, l’attention de l’opinion publique est attirée sur la recrudescence des violences commises contre les édifices religieux, mémoriels, ou culturels. La rareté de cette attention est complètement déconnectée de la densité quotidienne de ses actes. On en recense en effet, en moyenne, environ un par jour, ce qui devrait conduire à voir cet insupportable phénomène occuper davantage le fil de l’actualité. Mais cette indifférence – dont il faudrait pourtant interroger un jour les raisons… – si grave qu’elle soit, n’est pas l’aspect le plus inquiétant.

Évidemment, les motivations de ceux qui mettent le feu aux églises, aux synagogues, ou aux mosquées, profanent des tombes, taguent les monuments aux morts, détruisent les objets sacrés ou profanent des hosties dans les églises catholiques, peuvent avoir des motivations très différentes. Et je veux bien entendre que tous ne soient pas complètement conscients de la portée des actes qu’ils posent. Pour autant, chacun de ses actes porte en lui-même une dimension qui dépasse de très loin la gravité d’un simple fait divers.

Chacun comprend en effet qu’il est bien plus grave de s’attaquer à un édifice religieux ou à une tombe que de détruire un abribus. Ou du moins, cette conscience devrait être unanimement et universellement partagée.

 

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