Loi Macron Manif

Talk orange – « La loi Macron est un fourre-tout et un trompe-l’oeil. »

Loi Macron : j’étais l’invité du Talk orange ce midi.

Retrouvez la vidéo de mon intervention.

Orateur groupe UMP sur le projet de loi Macron, je considère que ce texte est un fourretout, un trompe-l’œil, très éloigné des réformes indispensables au redémarrage économique de notre pays.

Le groupe UMP, dans sa très grande majorité, ne votera pas cette loi parce qu’elle ne contient aucune proposition qui serait susceptible de remettre durablement de la croissance dans notre pays : l’allégement des charges des entreprises, la réforme du financement de la protection sociale, l’assouplissement des normes inutiles, les heures supplémentaires défiscalisées, la TVA sociale, et les réformes de structure de la puissance publique.

La loi Macron aura des effets néfastes dans certains territoires, notamment avec la disparition programmée des barreaux de province, des difficultés d’accès aux services judiciaires qui affaibliront indubitablement la sécurité juridique », ou encore l’élargissement des dispositions du travail dominical « qui affaibliront considérablement de nombreux commerces de centre-ville » et qui se fera au détriment de la vie des salariés.
Sur ce dernier point, je suis d’accord avec les frondeurs du PS, pour lesquels l’ouverture de certains commerces jusqu’à 12 dimanches par an constituerait une régression.

Je ne comprends pas que quelques élus UMP, dont Frédéric Lefebvre et Hervé Mariton, apportent leur soutien à ce texte, parce que nous ne pouvons pas être d’accord avec l’économie générale du texte et les orientations qu’il donne à la société française. On gagne toujours à réfléchir sur la manière de s’opposer mais sur ce texte, je ne vois pas ce qui pourrait justifier un vote pour, à part sur des points très particuliers, très largement compensés négativement sur tout le reste du projet.

Je reconnais néanmoins qu’il est « très difficile aujourd’hui pour l’opposition de trouver un espace d’expression car nous ne sommes pas complètement sortis de la phase d’émotion dans laquelle nous ont plongé les attentats

Patient's hand with IV drip

Fin de vie : « La sédation profonde terminale ouvre la porte à l’euthanasie. »

Retrouvez mon intervention sur la fin de vie lors du débat du 21 janvier 2015 à l’Assemblée nationale.

« Madame la présidente, madame le ministre, madame la présidente de la commission des affaires sociales, mes chers collègues, lorsque le Parlement a adopté la loi de 2005 à l’unanimité, il l’a certainement fait en imaginant que ce serait davantage un point d’arrivée qu’un point de départ, ou quelque chose qui nous amènerait vers une étape supplémentaire.

Même si je n’étais pas sur ces bancs pour la voter, j’ai compris cette intention et je l’ai partagée, tout en étant par ailleurs convaincu – sans manquer de respect à notre collègue Leonetti – que les trous dans la toile qui subsistaient sur la nutrition et l’hydratation poseraient de toute façon, et de manière récurrente, un certain nombre de problèmes auxquels sont confrontées aujourd’hui les équipes soignantes et les familles.

Comme l’on dit les orateurs précédents, il y a dans notre société une angoisse injuste à l’égard de la mort. Elle n’est pas injuste parce qu’elle serait inégalement partagée ; malheureusement, chaque mort est singulière et la difficulté que nous avons à nous projeter dans la nôtre nourrit cette angoisse. Mais lorsque les institutions en général, la santé publique, se montrent peu capables d’y répondre et de rassurer une population entière sur les conditions dans lesquelles chacun d’entre nous pourrait être amené à passer de vie à trépas, cette angoisse est nourrie.

S’agissant des directives anticipées, je fais partie de ceux qui sont très dubitatifs à leur propos. Pour tout vous dire, sur l’invitation d’un de mes amis, j’ai commencé voilà quelques jours l’exercice consistant à en écrire pour moi-même ; c’est impossible.

On peut bien sûr écrire que si l’on était sur un lit d’hôpital avec le cerveau en bouillie, il faudrait tout arrêter, mais à part cela, que peut-on dire ? Comment se projeter dans un événement qu’on ne veut pas voir se réaliser, qu’on peine à imaginer, qu’on ne peut, par définition, expérimenter ? Comment imaginer les circonstances dans lesquelles on se trouvera au point d’être capable de préciser aux personnes qui s’occuperont de nous ce qu’il faudra faire dans tel ou tel cas ? Et d’ailleurs, comment imaginer ce que seront ces cas ? C’est impossible !

Et l’on voudrait que, sur cette base, les équipes qui entourent les patients prennent des décisions et respectent les volontés exprimées par eux, à supposer qu’elles aient été déclinées de manière complète ? Cela vise sans doute à faire en sorte que la responsabilité qui repose aujourd’hui majoritairement sur le corps médical soit, d’une certaine façon, transférée vers le patient. J’y vois le signe d’une volonté de la part du corps médical non pas de se défausser, car chacun connaît la capacité du personnel soignant à accompagner les patients en fin de vie, mais de ne plus se retrouver devant un tribunal pour avoir pris une décision contestable, comme cela a pu arriver voilà quelque temps.

Notre responsabilité dans cette affaire est de maintenir, voire de renforcer la confiance que la société entière place dans le corps médical. Et parce qu’il est le seul à disposer de l’expérience, de la science et de l’art médical suffisants pour estimer les situations, le corps médical doit rester le pivot de ce moment particulier de la fin de vie, même si cela comporte un risque, car personne n’est infaillible et que certains cas sont insolubles.

Il y eut dans l’histoire de la médecine en France, durant la période extrêmement trouble des années vingt et trente, ce qu’on a appelé la querelle des « incurables » : l’hôpital faisait alors le tri parmi les malades atteints de cancer entre ceux qu’il pouvait soigner et ceux qu’il ne pouvait pas soigner. Des médecins se sont opposés, en particulier à Toulouse et à Bordeaux, où le cancer a commencé d’être soigné. On triait ainsi les patients, un peu comme l’ont fait, dans des circonstances tout aussi brutales, les médecins de guerre dans les hôpitaux de campagne, lorsqu’ils décidaient de ne pas consacrer de temps à un malade qui n’avait aucun espoir de guérison pour se concentrer sur ceux qui pouvaient survivre. C’était l’hôpital des années trente pour les malades du cancer.

Petit à petit, malheureusement, la domination de la science, d’une pratique très scientifique de la médecine a sans doute déshumanisé la relation entre l’institution hospitalière et les patients. Mes chers collègues, les soins palliatifs ne sont pas seulement l’affirmation d’un droit pour tous ; ils sont aussi une forme de réponse à ce côté un peu trop scientifique et déshumanisé qui a dominé la pratique au sein des institutions médicales ces dernières décennies. Les soins palliatifs sont une tentative de rendre à nouveau plus humaine une pratique qui, par excellence, doit être empreinte de la plus profonde humanité.

Par conséquent, le texte qui nous est proposé aujourd’hui, à supposer que le futur projet de loi gouvernemental s’en inspire, présente trois risques à mes yeux, au-delà du fait que la question de la nutrition et de l’hydratation demeure, et constitue à mon sens une limite infranchissable quant aux situations dont nous débattons.

Premièrement, est-on en mesure de garantir que la sédation terminale profonde ne dérivera pas vers une pratique à caractère euthanasique, au sens de la volonté affirmée de mettre fin, quelles que soient les circonstances, à la vie d’un patient ?

Deuxièmement, je le répète, ce texte sera-t-il l’occasion de réaffirmer la confiance accordée par le corps social au monde médical ? Celui-ci doit pour cela prendre à son compte, et il faudra prévoir les moyens nécessaires à cette fin, l’essor, la propagation de cette culture palliative qui est la seule façon, de mon point de vue, de répondre de manière humaine, c’est-à-dire par l’accompagnement, à ces situations de fin de vie.

Troisièmement, je crains que la facile substitution de la pratique de la sédation aux soins palliatifs n’aboutisse purement et simplement à ce que la nécessité de propager la culture palliative dans le système de soins français ne se fasse plus sentir. Si tel devait être le cas, mes chers collègues, nous perdrions beaucoup, c’est-à-dire non pas dix ou vingt ans, mais cent quarante, cent cinquante, cent soixante ans par rapport aux débuts de la culture palliative, qui ont permis que ces disciplines soient aujourd’hui bien identifiées, très nourries et documentées, et que de nombreux bénévoles dans tout le pays y prennent part.

Si l’adoption d’un texte sur le sujet devait avoir pour conséquence une telle perte, mes chers collègues, alors nous réglerons peut-être quelques problèmes techniques, et permettrons, çà et là, à quelques-uns de nos concitoyens de terminer leur vie dans des conditions plus humaines qu’auparavant, mais nous perdrons la très grande richesse que représente la culture palliative en France, ce que je ne souhaite pas. »

islam terrorisme

Terrorisme : lettre ouverte à François Hollande dans Valeurs actuelles

Dans une lettre ouverte à François Hollande publiée par Valeurs actuelles, j’appelle le Président de la République à tirer les conséquences de cette guerre faite à la France.

Il est temps de prendre des mesures fermes, telles que l’expulsion des imams étrangers qui prônent la guerre contre la France, l’affectation de moyens plus importants aux forces de défense pour investir les quartier sensibles, ou aux directeurs des prisons pour lutter efficacement contre la radicalisation islamiste en milieu carcéral…

Retrouvez l’intégralité de cette lettre ouverte sur le site de Valeurs actuelles en cliquant ici.

 

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Charlie Hebdo- « Il faut expulser du territoire des personnes qui n’ont rien à y faire. »

Attentat Charlie Hebdo : retrouvez mon intervention et celle de mon ami Xavier Lemoine, vice-président du PCD et maire de Montfermeil (20 premières minutes) dans l’édition spéciale de Radio Notre-Dame.

Retrouvez l’intégralité de l’émission en cliquant ici 

Alexandre Meyer : Xavier Lemoine, quelle est votre réaction face à cet attentat ?

Xavier Lemoine : Je tiens à exprimer ma compassion et ma solidarité vis-à-vis des journalistes et du personnel de Charlie hebdo, et des forces de l’ordre. Je n’appréciais pas forcément Charlie Hebdo mais la liberté d’expression doit être protégée.
Il s’agit certes de représailles, mais ce n’est pas la seule explication. Ces représailles viennent après une succession de faits isolés, dans une ambiance globale et une situation nationale et internationale qui ne permettent pas d’isoler le mot représailles. C’est peut-être une explication, une justification supplémentaire : ce n’est pas, me semble-t-il, la seule.

Après, qu’est-ce qu’un homme politique peut ou doit dire ? C’est là toute la difficulté.

Je crois qu’il faut d’abord poser la distinction entre l’islam, système politico-religieux et les hommes et les femmes qui sont de cette culture ou de cette confession-là, qui sont chacun animé d’une liberté et d’une volonté. Cette distinction radicale permet ensuite, sur le système politico-religieux de l’islam, de dire que le soufisme est dans le Coran, comme l’islamisme est dans le coran, et que c’est une question de degré et non pas une question de nature.

Je pense qu’en disant cela, quand bien même cela va à rebrousse-poil de ce qui est dit par un certain nombre de responsables politiques, on rend service aux hommes et aux femmes qui sont de cette culture ou de cette confession-là, pour que l’on puisse après continuer à faire le discernement et à ne pas commettre d’amalgames qui seraient extrêmement dangereux entre le système et les hommes et les femmes qui relèvent de cette culture et de cette confession-là.

Tout dans le Coran peut justifier ce qui s’est passé ce matin, tout comme ce qui se passe en Syrie et en Irak peut être justifié par ce qui est dans le Coran. De même, quelqu’un qui aurait fait des choix personnels au regard d’une lecture personnelle du Coran en choisissant tel aspect plutôt que tel autre peut relever d’un soufisme, d’une bienveillance, et d’une civilité qui n’est pas dans l’agression, la conquête, la soumission.

Alexandre Meyer : Les forces de l’ordre sont–elles insuffisamment préparées à ce type d’attaque ?

Xavier Lemoine : Il y a des progrès dans la maitrise terroriste : à l’évidence ces deux hommes revenaient –ils d’un champ de bataille syrien ou irakiens, ou ont–ils reçu des entrainements in situ. Leur technicité et leur détermination en témoignent.

Parmi les réactions des responsables politiques, ils mettent en cause « les extrémismes religieux. » Charlie hebdo vise de manière récurrente l’église et d’autres confessions présentes en France. S’ils ont écopé de quelques procès, c’est bien tout le mal qu’ont pu lui faire les religions traditionnelles jusqu’à ce jour. Cet amalgame-là vous semble-t-il insupportable aujourd’hui ?

Xavier Lemoine : Cet amalgame fait partie du discours récurrent pour ne pas avoir à se prononcer sur le fond, au regard de ce que j’ai dit au début de l’émission, et de vouloir renvoyer dos à dos les religions, en omettant de rappeler que la religion catholique, pour sa part, a un corps de doctrine, qu’elle a un chef et que ce chef, par sa parole et ses actes, engage l’ensemble de l’institution et des fidèles, quand bien même les fidèles peuvent être complètement en décalage, ce qui s’appelle le péché au regard de ce qui dit l’église.

Alexandre Meyer : Jean-Frédéric Poisson, quelle est votre réaction face à cet attentat ?

Jean-Frédéric Poisson : C’est d’abord la réaction des Français ce soir : on voit des rassemblements dans beaucoup de grandes villes en France, à la fois de très grande horreur face à un acte barbare, atroce, presque inqualifiable au fond, une très grande tristesse aussi car on aimerait que notre pays soit à l’écart de ce genre d’événement tragique et en même temps une très grande détermination, car il est temps de voir clair sur un certain nombre de facteurs qui ont conduit à cette situation, qui l’ont nourrie : il y a des facteurs extérieurs, il y a des facteurs intérieurs. Il n’est pas nécessaire de faire ou de laisser venir des étrangers sur notre sol pour assister à de tels phénomènes . Il y a malheureusement, dans beaucoup de nos banlieues, des personnes qui sont capables de commettre de tels actes. Je ne sais pas d’où viennent celles qui ont frappé aujourd’hui mais il est certain que ce n’est pas l’étranger qui est en cause ici, c’est notre incapacité à traiter de façon équitable et proportionnée deux dimensions qui coexistent dans la religion musulmane. La première est empreinte d’une grande richesse de civilisation, de raffinement, de culture artistique, culinaire, musicale, et la seconde, avec la même justification, les mêmes enracinements idéologiques, est empreinte des actes de barbarie d’aujourd’hui. Aujourd’hui, en France, au-delà de l’émotion et de la tristesse qui assaillent les Français, il est temps de voir clair, et j’attends de l’intervention de François Hollande tout à l’heure une très grande fermeté à l’égard de cet aspect de la religion musulmane qui est barbare, qui ne demande qu’à continuer de l’être, et à l’égard duquel nous avons jusqu’ici fait preuve d’une assez grande faiblesse.

Alexandre Meyer : Comment fait-on pour tourner le dos à cette faiblesse ?

Jean-Frédéric Poisson : Que ceux qui connaissent nos villes, nos banlieues, sachent parfaitement où sont les foyers de l’intégrisme islamique, qui sont les personnes qui alimentent ces réseaux, qui les financent, qui leur permettent de vivre. Il est temps de prendre des décisions extrêmement fermes sur l’expulsion pure et simple du territoire des personnes qui n’ont rien à y faire, de condamnation pure et simple de journaux : j’ai cru voir il y a quelques jours qu’une revue nouvelle sur le djihad était publiée en France, que ce soit sur internet ou par papier ! Nous sommes dans un Etat aujourd’hui qui est un Etat de combat. Beaucoup d’entre nous, à l’Assemblée nationale, sont extrêmement émus. Mais nous sommes des responsables politiques, et l’émotion ne doit pas nous empêcher d’y voir clair ni d’agir ni d’être fermes. Et je crois que les Français attendent cette fermeté malgré la tristesse qu’ils éprouvent.

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Charlie Hebdo : la France adresse au monde un message de combat contre la barbarie.

Je m’associe à la douleur des familles de victimes de l’attentat de ce matin, ainsi qu’à la peine des collaborateurs de Charlie Hebdo et aux proches et frères d’armes des policiers sauvagement abattus.

Ces actes constituent un attentat sur deux des symboles forts de notre liberté : ceux qui en rendent compte et ceux qui la protègent. Le Parti Chrétien-Démocrate que je préside partage l’émotion, la tristesse et le sentiment d’horreur qui submergent les Français aujourd’hui.

Il faudra longtemps à notre pays pour que nous nous remettions collectivement de l’attaque terroriste de ce matin.

L’attentat et les assassinats de ce matin nous placent dans l’obligation collective d’une extrême fermeté à l’égard des barbares islamistes présents dans notre pays, de leurs moyens d’action et de leurs réseaux. De la même façon, dès aujourd’hui les modalités de contrôle à nos frontières doivent être renforcés et l’accès à notre territoire davantage contrôlé. Le Parti Chrétien-Démocrate salue le courage des forces de l’ordre, qui se trouvant toujours en première ligne pour protéger les Français, payent chèrement la lutte contre l’islamisme.

De manière générale, la France adresse au monde un message clair de combat sans merci contre la barbarie qui l’attaque. Le rassemblement et l’unité du peuple français sont nécessaires : ils seront d’autant plus forts que les pouvoirs publics auront fait face à leurs responsabilités, sans excès et sans faiblesse.

C’est une telle attitude et de tels propos que nous attendons de la part du Chef de l’Etat dans son intervention de ce soir. »

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Revenus agricoles 2014 – Question écrite au Ministre de l’agriculture.

M. Jean-Frédéric Poisson attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les résultats économiques des exploitations agricoles pour l’année 2013, publiés par le ministère en décembre 2014.

Dans ce document, le ministère indique que « les résultats des exploitations spécialisées en céréales et oléo-protéagineux (COP) diminuent fortement en 2013, suite au repli marqué des prix et à des rendements en baisse pour l’orge, le maïs, le colza et le tournesol. Le résultat courant avant impôt (RCAI) par actif non salarié s’établit à 18 600€. Il est trois fois inférieur à celui, exceptionnellement élevé, de 2012 et 40 % inférieur au résultat moyen observé sur la période 2000-2012. » Quant aux revenus prévisionnels 2014, ils baisseraient de 44% par rapport à 2013 pour atteindre 11 500€, soit moins de 1000€ par mois par exploitation, un résultat inférieur de moitié comparé à la moyenne des exploitations françaises.

Face à cette situation pour le moins inquiétante, les Présidents de la FDSEA, de la Chambre d’Agriculture et de Jeunes Agriculteurs Ile-de-France ont émis de nombreuses mises en garde vis-à-vis du Gouvernement dans le cadre de la réforme de la Politique agricole commune, mises en garde dont il ne semble pas avoir tenu compte.

Aujourd’hui, la PAC 2014-2020 est entérinée et ses conséquences se font sentir sur les aides allouées aux producteurs de grandes cultures : -9% en 2014, -15% en 2015, et -30% en moyenne à l’horizon 2019. Les craintes d’années noires à répétition pour les exploitations franciliennes sont donc confirmées, sans oublier la condamnation de certaines d’entre elles, rendues vulnérables en l’absence de filet de sécurité, autrefois assuré par les aides de la Politique agricole commune.

Dans la France de 2014, où un exploitant agricole se suicide tous les deux jours, et où le taux de suicide des paysans de 45 à 64 ans est supérieur de 40 % à la moyenne, il est urgent d’agir en faveur de nos agriculteurs.

Elu d’une circonscription en grande partie rurale et particulièrement préoccupé par le sujet, Monsieur Jean-Frédéric Poisson souhaite savoir comment M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement compte agir face à cette situation et ce qu’il compte mettre en œuvre afin de protéger le devenir des exploitations agricoles et des agriculteurs de France.

paysans

« En 2015, ne nous traitez plus comme des bouseux ! » – Appel de 51 députés de la ruralité

« En 2015, ne nous traitez plus comme des bouseux ! »

Retrouvez la tribune que nous avons cosignée, avec 50 de mes collègues élus de circonscriptions rurales, pour défendre la paysannerie et dénoncer l’abandon de la ruralité française par le pouvoir politique. A l’heure où un exploitant agricole se suicide tous les deux jours, il est temps que nous nous souciions du sort que nous réservons à la « campagne des ruraux. »

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Visite de l’Assemblée avec la Communauté d’Agglomération Rambouillet Territoires

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 Pour bien commencer l’année, j’ai eu la joie de faire visiter l’Assemblée nationale à une grande partie de l’équipe de la Communauté d’Agglomération Rambouillet Territoires (anciennement Communauté de communes Plaines et Forêts d’Yveline) ce matin.

Je les remercie de l’intérêt qu’ils ont manifesté pour cette grande institution qu’est l’Assemblée et de leur engagement quotidien au sein de nos territoires !

Carte de voeux - 2015

Joyeux Noël et bonne année à tous !

Chers amis,

Je vous souhaite à tous de très belles fêtes de fin d’année.

Une petite victoire à souligner avant de partir fêter Noël : celle de la pétition lancée par le Parti Chrétien-Démocrate pour dire oui aux crèches dans les lieux publics, qui rassemble à ce jour près de 80 000 signatures. La mairie de Béziers a finalement été autorisée à continuer d’exposer la sienne !

Merci pour votre belle mobilisation, et à l’année prochaine pour de nouveaux défis à relever et de nouveau combats à mener ensemble !

Jean-Frédéric POISSON

Macron

Nommé orateur du groupe sur le projet de loi Macron

J’ai été nommé orateur du groupe UMP sur le projet de loi sur la croissance et l’activité, dont la discussion en séance publique à l’Assemblée nationale commencera le 26 janvier prochain.

Je suis également le vice-président de la commission spéciale qui a été mise en place pour l’examen de ce projet de loi.

Vous trouverez ici mon intervention lors de la première réunion de la commission spéciale le 16 décembre dernier : Intervention Commission Macron

Redonner du souffle à l’économie française impliquerait d’adopter un grand projet fiscal, de conduire une action sur le coût du travail, de revenir sur le financement de la protection sociale, en particulier pour les retraites, et d’engager des réformes de structure de la puissance publique. Aucun de ces quatre éléments ne figure dans le projet ; là où il n’y a pas de réforme d’ampleur, il ne saurait pas davantage y avoir de résultats conséquents.