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Epilepsie : Halte à l’ignorance !

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Purple Day, journée mondiale de l’information et de la recherche sur l’épilepsie.

À cette occasion, la FFRE (Fondation Française pour la Recherche sur l’Epilepsie)  lance un spot de sensibilisation à l’épilepsie : « L’épilepsie ? Tout le monde s’en fout. » Découvrez-le en cliquant ici et partagez-le massivement ! Halte à l’ignorance et aux préjugés !

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Oui à la déchéance nationale pour tout individu portant les armes contre les forces armées françaises.

Retrouvez mon intervention en Commission des Lois le 25 mars dernier en soutien à la proposition de loi de mon collègue Philippe Meunier visant à déchoir de la nationalité française tout individu portant les armes contre les forces armées françaises et de police.

« Monsieur le président, comme vous l’avez souligné dans votre communication, dont j’ai apprécié le contenu, les sociétés ont toujours cherché à désigner et punir ceux qui s’excommunient, c’est-à-dire qui se retranchent de la communion nationale.

Les cités antiques étant plus petites, elles se trouvaient davantage fragilisées par les comportements erratiques ou déviants : c’est pourquoi les solutions alors proposées étaient radicales. On a ainsi proposé à Socrate de partir ou de boire la ciguë ; il a préféré le poison. Aristote, placé devant le même dilemme, a préféré partir, considérant que deux crimes de lèse-philosophie dans la même cité, c’était beaucoup ! Cette réflexion traverse donc les siècles.

Je n’ai rien à ajouter à votre présentation de l’application de l’ordonnance de 1944, ordonnance qui a « déçu », selon le mot de Mme Simonin au terme de ses travaux, la fragilité juridique du dispositif ayant donné les clés de son application aux tribunaux. Ceux-ci en ont fait ce qu’ils ont voulu, les lampistes ayant été, en fin de compte, plus condamnés que les organisateurs du crime visé par l’ordonnance. Cette injustice générale a fait l’objet d’un éditorial, cité par Mme Simonin, d’Albert Camus, éditorial écrit dès janvier 1945, c’est-à-dire quelques jours seulement après la mise en oeuvre de l’ordonnance : l’écrivain s’y interrogeait sur les personnes visées par le dispositif. Les débordements observés ont fait dévier l’ordonnance de son objectif. C’est un point d’insatisfaction, dont il faut tirer la conséquence suivante : la solidité de la rédaction du texte adopté fera une grande part de son efficacité et donc de son succès.

Vous soulignez également que les circonstances ont changé et qu’il serait inopérant de plaquer sur la situation actuelle un contexte historique radicalement différent puisque datant de soixante-dix ans. Or la proposition de loi de M. Meunier ne plaque ni les concepts ni les circonstances de l’époque sur la situation actuelle. Simplement, notre société recherche, comme toutes les sociétés, le moyen de sanctionner les comportements erratiques et déviants qui, non seulement, excluent leurs auteurs de la communauté nationale mais, de plus, la combattent dans ses principes. Comme vous l’avez souligné vous-même, monsieur le président, les attentats de janvier sont une attaque contre les principes les plus fondamentaux de la République, que sont la liberté d’expression, la laïcité, l’autorité publique et l’égalité des croyances.

À mes yeux, le droit actuel ne suffit pas pour traiter de telles attaques, dont la gravité doit nous conduire, pour condamner leurs auteurs, à inventer des outils qui n’existent pas encore ou existent insuffisamment. C’est le point sur lequel je me distingue de M. Tourret.

Enfin, le caractère symbolique du dispositif doit-il être considéré comme une faiblesse ? Vous vous interrogez sur l’efficacité réelle de l’incrimination prévue. Je pense qu’une République, une cité ou une organisation politique quelconque gagne toujours à rappeler les conditions à remplir pour en faire partie, même si cela n’emporte pas de conséquences pratiques spectaculaires. De plus, la proposition de loi ne se contente pas du symbole pur : son adoption emporterait des conséquences.

S’agissant de la fin du XIXe siècle, nous avons tous à l’esprit la création des « Brigades du Tigre », visant à combattre les anarchistes. Nous devons nous montrer capables, lorsqu’il le faut, de décider d’écarter de la communauté nationale des personnes qui sont dans une opposition radicale à ce qu’elle représente. La solidité juridique de la proposition de loi repose sur la définition très claire de ceux qu’elle vise, à savoir tout individu arrêté ou identifié portant les armes ou se rendant complice par la fourniture de moyens à des opérations armées contre les forces armées ou les forces de sécurité françaises ou tout civil français.

Le texte pose également de manière satisfaisante la question de l’apatridie. La France n’ayant pas ratifié la convention de 1961, celle-ci ne s’applique pas en droit français.

Assumons-nous le fait que les circonstances actuelles sont, sinon similaires, du moins comparables dans leur portée à d’autres circonstances tragiques de notre histoire ? La portée de ces crimes justifie-t-elle la création de nouvelles dispositions ? À ces deux questions, je réponds oui.

C’est la raison pour laquelle je soutiens la proposition de loi de M. Meunier. »

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Fin de vie : le libre journal d’Henry de Lesquen sur Radio Courtoisie

Couverture livreFin de vie : j’étais l’invité politique du Libre journal d’Henry de Lesquen sur Radio Courtoisie ce lundi 23 mars. L’occasion pour moi de rappeler ma totale opposition à toute évolution de la loi Leonetti et de présenter mon ouvrage sur les soins palliatifs : « Personne ne doit mourir seul ».

L’acharnement thérapeutique et l’euthanasie ne respectent pas dignité humaine : seuls les soins palliatifs la respectent

Retrouvez l’intégralité de l’émission en cliquant ici.

Le verbatim de l’émission est disponible ici : Verbatim Radio Courtoisie fin de vie départementales

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Journée mondiale de la trisomie : ma question à Marisol Touraine

M. Jean-Frédéric Poisson interroge Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur son action au bénéfice des personnes atteintes de trisomie 21.

Comme chaque année, le 21 mars aura lieu en effet la journée mondiale de la trisomie 21, et le 31 mars prochain sera examiné en séance publique le projet de loi relatif à la santé. La trisomie 21 n’est pas une maladie rare, puisque l’on compte aujourd’hui en France environ 60 000 personnes trisomiques. Or les personnes trisomiques, citoyens à part entière, souffrent aujourd’hui en France de stigmatisation à plusieurs égards. Stigmatisation dans les médias : l’avis négatif rendu par le CSA sur la campagne «Chère Future Maman» et dans laquelle s’expriment des personnes trisomiques, en témoigne. Stigmatisation dans le monde scientifique : en France, les patients trisomiques 21 sont orphelins d’une politique de recherche thérapeutique dynamique et significative.

Alors que la recherche internationale avance, la France évoque la trisomie quasi exclusivement sous l’angle du dépistage prénatal. Aussi, M. Jean-Frédéric Poisson demande à Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes quels moyens compte engager pour lutter contre la stigmatisation dont sont victimes les personnes trisomiques et pour développer une véritable politique de recherche à visée thérapeutique.

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Fin de vie : mon interview pour Valeurs actuelles.

Retrouvez mon interview pour Valeurs actuelles sur l’euthanasie et sur mon ouvrage « Personne ne doit mourir seul. »

Que reprochez-vous à la proposition de loi Leonetti-Claeys ?

Il s’agit avant tout d’une loi inutile et risquée. Inutile parce que la loi Leonetti de 2005 est déjà capable de traiter toutes les situations que présente la fin de vie. Bien qu’imparfaite et encore imprécise elle souffre surtout d’être méconnue, mal appliquée, et de faire l’objet de résistances malvenues de la part du corps médical. Le texte de 2015 ne résout aucune des imprécisions ou imperfections de la loi de 2005 et laisse la porte ouverte à des pratiques intégrant ce qu’il faut bien appeler un suicide assisté, comme l’ont reconnu les rédacteurs du texte, la ministre de la santé ou le premier ministre lui-même. Rechercher le consensus amène forcément à courir de tels risques.

Quels sont ces risques selon vous ?

Il y a avant tout l’alinéa 3 de l’article 2 qui stipule la possibilité de mettre un terme à l’alimentation et l’hydratation artificielles… Lire la suite sur le site de Valeurs actuelles.

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FigaroVox – « Pourquoi la loi sur la fin de vie risque d’affaiblir les soins palliatifs. »

figaro-voxjpg-110289Retrouvez l’article du FigaroVox sur mon livre « Personne ne doit mourir seul ».

FIGAROVOX/ ENTRETIEN – Alors que la proposition de loi portée par Alain Claeys et Jean Leonetti a été largement adoptée à l’Assemblée, Jean-Frédéric Poisson, auteur de personne ne doit mourir seul prône un renforcement des soins palliatifs en France.


Le titre de votre livre reprend ce que vous désignez comme le principe fondamental des soins palliatifs «la vie humaine est digne jusqu’au dernier instant, par conséquent personne ne doit mourir seul». Cependant, les patients qui se font euthanasier ne meurent pas seuls puisqu’on les «aide à mourir». De quelle solitude parle-t-on finalement?

Effectivement, dans une démarche d’euthanasie on est par définition accompagné: c’est une autre personne qui administre la dernière piqure. Mais la mécanique du suicide assisté ressemble à celle de l’accompagnement seulement en apparence. Cette mécanique consiste en effet à accepter l’idée que la mort est une affaire personnelle, comme le souligne le titre du livre du président de l’ADMD: Ma mort m’appartient. En fin de compte nous aurions le droit d’aménager notre mort exactement comme nous le souhaitons, y compris d’ailleurs si autour de nous personne n’est d’accord sur cette façon que nous avons choisi de mourir. Ce suicide assisté relève en réalité d’une solitude abyssale puisque … Lire la suite sur le site du Figaro.

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Pourquoi je m’oppose à la nouvelle proposition de loi sur la fin de vie.

Je ne soutiendrai aucune évolution de la loi Leonetti sur la fin de vie.

Le bon sens commanderait de favoriser une application effective et globale de la loi Leonetti, qui clarifie en particulier le refus de l’acharnement thérapeutique, et un développement réel et concret des soins palliatifs. Une nouvelle loi est donc inutile. D’autant plus que la présente loi contient des zones floues qui ouvrent clairement la porte à des dérives euthanasiques.

1 – L’article 1er prévoit la suppression de la référence à l’article L. 1110-10 du code de la santé publique, qui mentionne explicitement les soins palliatifs. Pourquoi cette référence disparaît-elle ? Il est au contraire indispensable de rappeler que l’accès aux soins palliatifs est un droit garanti par la loi n° 99 477 du 9 juin 1999 et doit être proposé en priorité au malade en fin de vie.

2 – Ensuite, la qualification de l’hydratation et d’alimentation artificielle comme traitement pouvant donc être interrompus représente un enjeu éthique majeur. En effet, ils constituent un soin essentiel à la vie de toute personne humaine, sans tenir compte de son état de santé.

3 – Sur les directives anticipées, faut-il répondre prioritairement à la demande personnelle de certains patients qui veulent que leur image soit préservée pour leur entourage ou bien à celle du corps social qui doit maintenir comme un interdit fondamental le fait que, à l’exclusion des situations de légitime défense, l’on ne puisse tolérer de donner la mort à quiconque ? Le caractère contraignant des directives anticipées pose également problème. Le médecin ne peut être totalement soumis à la volonté de son patient si cette volonté contrevient aux règles de déontologie médicale, et doit pouvoir bénéficier d’une clause de conscience en cas de volonté du patient de refuser ou d’interrompre tout traitement. De plus, le caractère contraignant de ces directives entraîne le risque de voir appliquées des directives n’ayant plus aucun lien avec les situations vécues par les patients.

4 – Concernant la sédation, les objectifs de la nouvelle forme de sédation introduite par la proposition de loi sont « d’éviter toute souffrance » et « de ne pas prolonger inutilement sa vie ». Cette expression rend confuse l’intentionnalité de la sédation, engendrant clairement un risque euthanasique, et introduit une conception utilitariste de la vie humaine. Il est également important de préciser que dans le cas d’une sédation, l’intention première reste bien de soulager la souffrance, ce qui n’est pas le cas dans cette nouvelle proposition de loi. Il faut refuser la sédation systématique et la limiter à la toute fin de la vie qualifiée par la SFAP de phase terminale.

5 – Enfin, à l’article 2, contrairement à l’invitation du Comité consultatif national d’éthique, dans son avis datant du mois d’octobre dernier sur l’affaire Vincent Lambert, on ne distingue pas le cas où une personne est en phase terminale d’une maladie incurable et le cas contraire. On en vient à considérer ces deux situations extrêmement différentes à l’égard de la fin de la vie sur le même plan car dans un cas, une personne est en fin de vie et dans l’autre, elle ne l’est pas : cela ouvre la possibilité d’une dérive vers l’euthanasie.

Nous serions inspirés de regarder l’expérience belge d’un peu plus près. Sur environ 1 400 demandes d’euthanasie en 2012, un quart, en Flandre, ne répond pas aux critères de loi et, en Wallonie, le chiffre atteint près de 40 %. Dès que l’on entre dans une mécanique de « souplesse », entre guillemets, les digues qui préservent la possibilité d’une vie commune risquent de s’effondrer.

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Syrie : retour en fanfare d’Assad dans les négociations ?

L’actualité de ce week-end, centrée sur les élections départementales et les bêtises des joueurs de football, ne doit pas occulter la nouvelle la plus importante de ces dernières 24 heures : le responsable de la diplomatie américaine a clairement déclaré hier qu’il serait nécessaire de discuter avec Bachar Al Assad pour trouver une issue à la guerre civile en Syrie.

On mesure bien quelle pilule amère peut représenter un tel revirement, de la part d’un régime qui s’apprêtait, il y a 18 mois, à bombarder Damas pour faire partir Assad. Le réalisme, même s’il est dur à avaler, finit par l’emporter.

Les réactions françaises à ce changement de pied américain seront intéressantes à décrypter. D’autant plus que la récente visite de quatre parlementaires français à Damas avait conduit les autorités socialistes à déclarer sèchement que la seule solution possible était le départ d’Assad et rien d’autre. La gauche française se rassurait même en expliquant que la défaite du chef d’Etat syrien était une question de jours.

Tu parles ! Une fois encore, François Hollande et sa diplomatie ont raté le coche ! Il ne reste plus désormais que deux solutions à la France : avaler son chapeau, ou rester en dehors de la solution. Depuis l’origine, nous considérons que le sort des victimes, particulièrement celui des chrétiens de Syrie oblige à une solution négociée au plus vite. Nous espérons qu’elle vienne désormais rapidement.

Itélé : mon face à face avec Claude Askoloitch.

JFP itéléFin de vie, projet de loi santé, départementales : j’étais l’invité politique de Claude Askolovitch sur itélé ce dimanche 15 mars.

Retrouvez ici l’intégralité de l’émission.

Fin de vie – « Ce projet de loi contient d’avantage de dangers et de possibilités de dérives, que de solutions. Ce n’est pas la peine de prendre des mesures qui font prendre des risques au corps social. La sédation en tant qu’endormissement des personnes en grande souffrance pour calmer leurs douleurs, existe déjà. »

Projet de loi santé – « Ce projet de loi est une manière de mépriser les médecins, d’instaurer une défiance envers le monde médical. Sur la généralisation du tiers payant, les problèmes financiers des personnes portent principalement sur les soins dentaires et optiques, ce qui ne sera pas résolu par cette généralisation. De plus, plus la santé sera facile d’accès et peu chère, plus on risque d’en abuser. Or, l’une des solutions pour réduire la dette publique est de faire des économies sur le système de santé. »

Elections départementales – « L’enjeu n’est pas seulement un enjeu de gestion, mais aussi un enjeu politique. Il y a des chances que le FN sorte vainqueur de ces élections, ce qui serait un signal extrêmement violent envoyé par les Français de leur sentiment de relégation, d’exaspération, signal que le PS et l’UMP ne pourraient pas ignorer. Ce sentiment d’abandon n’a pas les mêmes causes selon qu’on est dans un territoire rural ou urbain. Dans le Sud Yvelines, où je suis élu, le sentiment d’abandon est principalement dû au fait que le gouvernement coupe les budgets et empêche les communes d’investir. »

FN – « Une partie du discours du FN me gêne particulièrement : mais beaucoup de leurs mesures sont tout simplement celles que la droite portait il y a 20 ans. »