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« Au lieu d’entrouvrir la porte à l’euthanasie, assurons le droit aux soins palliatifs ! » – Tribune dans le Figaro

Au lieu d’entrouvrir la porte à l’euthanasie, assurons le droit aux soins palliatifs ! Retrouvez la tribune de ma collègue Véronique Besse parue dans le Figaro et que j’ai cosignée avec 71 de mes collègues de l’UMP et de l’UDI.

« Si l’on peut juger une société à la façon dont elle enterre ses morts, il est tout aussi fondamental de la juger sur le rapport qu’elle entretient avec ceux qui s’en approchent. La mort fait peur aux Français. D’une part, nos concitoyens craignent une fin de vie insupportable, pour eux ou pour leurs proches. D’autre part, ils ont peur d’une … » Lire la suite sur le FigaroVox.

 

JFP

« Le gouvernement est lâché par sa majorité » – Interview dans Valeurs actuelles

Retrouvez l’interview de Jean-Frédéric Poisson sur Valeurs actuelles suite au recours du gouvernement au 49.3 pour faire passer en force la loi Macron.

VA. Craignant de ne pas réussir à faire voter le texte, le gouvernement a décidé d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution, que vous inspire la méthode ?

Jean-Frédéric Poisson. Il s’agit clairement d’un aveu de faiblesse du Gouvernement, qui montre ici une triple incapacité. Incapacité d’abord à convaincre les députés socialistes du bien-fondé d’une loi qui, paraît-il, est faite pour l’intérêt général du pays. Incapacité ensuite à régler les fractures idéologiques béantes qui traversent tant le Parti socialiste que l’ensemble de la gauche française. Incapacité enfin à réformer la France en profondeur, selon ses besoins. Le recours à l’article 49 alinéa 3 est par conséquent un aveu de faiblesse. L’unité nationale tant arguée par le gouvernement était pour une large part artificielle : c’est ce que… Lire la suite sur le site de Valeurs actuelles.

 

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Profanations : du respect des morts à la mort du respect

L’actualité autour des violations de sépultures est malheureusement brûlante. J’avais produit un rapport sur le sujet en 2008 avec mon collègue André Flajolet « Du respect des morts à la mort du respect ? » Vous pourrez le retrouver en cliquant ici.

En France, nous comptons en moyenne une profanation de séputures tous les trois jours. De véritables mesures éducatives et pédagogiques doivent être prises : la mort doit pouvoir être de nouveau appréhendée dans notre société, retrouver sa place dasn le cours de la vie. Elle ne doit pas être seulement virtuelle.

De plus, il est fondamental que le Ministère de l’Intérieur et l’Etat aident les communes à mettre en place des systèmes de surveillance plus importants sur les lieux sensibles.

JFP QAG

Loi Macron et recours au 49.3 : ma question à Manuel Valls

Loi Macron et recours au 49.3 : retrouvez la vidéo de ma question à Manuel Valls cet après-midi dans l’hémicycle.

Incapable de convaincre son parti et sa majorité, le Premier Ministre doit tirer les conséquences de cet aveu de faiblesse et remettre en question sa présence à la tête du gouvernement !

« Monsieur le Premier ministre, à cet instant, il est assez plaisant de vous entendre défendre un projet de loi auquel personne ne comprend plus rien. Il est assez plaisant de vous entendre essayer d’expliquer les 295 articles d’un texte que personne ne peut résumer simplement et brièvement. Il est assez plaisant de vous entendre expliquer que, grâce à ce foisonnement qui relève de la brocante du dimanche après-midi, la France pourra tirer quelque profit que ce soit en matière de croissance et d’activité.
Monsieur le Premier ministre, vous avez bien fait, hier, d’engager la responsabilité du Gouvernement : cet épisode témoigne qu’il s’agit d’abord de votre échec.

Si ce texte n’a pas été adopté normalement – vous avez décidé d’engager cette procédure du 49-3 d’une manière inintelligible –, c’est que votre méthode n’était pas la bonne.

Vous ne pouvez pas faire croire aux Français qu’il y aura moins de chômeurs parce que des cars rouleront à la place de trains qui ne rouleront plus, vous ne ferez pas croire aux Français qu’il y aura moins de chômeurs parce que les postiers feront passer le permis de conduire, vous ne ferez pas croire aux Français qu’il y aura moins de chômeurs parce que les Allemands achèteront notre industrie de l’armement (Mêmes mouvements), vous ne ferez pas croire aux Français qu’en vendant les bijoux de famille des aéroports, le nombre de demandeurs d’emploi diminuera !

Tout cela est trompeur, monsieur le Premier ministre.

Finalement, en décidant d’appeler ce texte « projet pour la croissance et l’activité », titre qui n’a que peu à voir avec son contenu, vous entretenez une tromperie qui, hier, a éclaté à la face du pays.

La réalité, c’est que vous ne réussissez pas à convaincre votre propre majorité. Vous ne réussissez pas à convaincre votre propre parti. Vous ne réussissez pas à convaincre que la France ne doit pas entrer dans une vague de marchandisations qui ne correspond pas à sa tradition.

Nous résistons quant à nous à tout cela et nous faisons bien.

Monsieur le Premier ministre, plutôt que de vous limiter au 49-3, vous devriez tirer de votre propre incapacité à réformer le pays bien d’autres conséquences, dont celle de la pertinence de votre présence à la tête du Gouvernement. »

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A quoi sert la réserve parlementaire ? Mon intervention sur Europe 1

 J’ai défendu chez Europe 1 midi la réserve parlementaire et son utilité.

Retrouvez un extrait de l’émission en cliquant ici.

Pierre de Vilno : Jean-Frédéric Poisson, vous avez une réserve parlementaire : est-ce qu’elle vous est utile, vous l’utilisez comment?

Jean-Frédéric Poisson : Bien sûr. Elle me sert par exemple à financer l’achat d’une flotte de véhicules électriques pour la communauté d’agglomérations Rambouillet Territoires, à aider des associations d’assistantes maternelles à acheter du matériel pédagogique pour les enfants, à aider une commune pour financer le changement de la chaudière de sa cantine scolaire… Cette réserve représente 120 000 ou 130 000 euros par député et par an, attribuée selon des mécanismes qui sont, c’est vrai, des propositions de mes collègues et de moi-même, mais je veux le dire ici : c’est voté dans la loi de Finances, donc une décision du Parlement. C’est dans le budget de l’Etat. C’est le préfet qui verse ces sommes : je le dis pour éviter les fantasmes, aucun euro de la réserve parlementaire ne transite par le compte des parlementaires ni des partis. C’est l’Etat qui verse directement aux associations ou aux communes qui sont bénéficiaires et qui ont besoin de ce financement pour boucler de quelques milliers d’euros leur budget sur tel ou tel programme d’investissement. Dans un contexte de réduction terrible des budgets communaux pour les communes elles-mêmes ou les subventions aux associations, il peut être utile de flécher ces montants vers ceux qui en ont besoin.

Question d’un auditeur : Pourquoi les contribuables français devraient financer les besoins d’un député sans même savoir ce qu’il finance ?

Jean-Frédéric Poisson : Ce ne sont pas les besoins d’un député, puisque ce ne sont pas les travaux parlementaires qu’on finance, mais des associations ou des communes du territoire. Certes, le député décide : mais cela fait partie du contrat de confiance qu’il peut y avoir entre un parlementaire et ses administrés. Deuxièmement, je vous signale que pour qu’une commune reçoive une subvention au titre de la réserve parlementaire, il faut qu’elle délibère au sein de son conseil municipal de la demande, et qu’elle l’inscrive dans ses comptes pour dire qu’elle l’a reçue. Je comprends qu’il y a beaucoup de flou sur cette procédure. L’Etat, dans la réserve parlementaire, est présent, à partir du moment où le parlementaire indique qui sont les bénéficiaires qu’il souhaite voir profiter de la réserve parlementaire. Pour les associations, c’est la même chose ; un dossier est déposé en préfecture dès que le parlementaire a dit « Moi je souhaite que telle association – l’association d’assistantes maternelles de Tremblay-sur-Mauldre par exemple, une association qui est chez moi et qui a reçu un montant d’environ 1500 euros de réserve parlementaire pour acheter du matériel pédagogique pour des enfants – soit bénéficiaire ». A partir de là, l’association se met en relation avec le préfet du département, et le préfet assure le versement de la somme.

Pierre de Vilno : Comment procédez-vous ? Choisissez-vous au milieu de la pile de demandes que vous devez recevoir, ou avez-vous une idée préconçue de ce que vous devez faire ?

En règle générale, et c’est un choix personnel ; je sollicite tous les ans les communes pour savoir s’il y a des besoins à satisfaire ou pas, et j’indique une thématique. Une année ce sera plutôt l’éducation, une autre la petite enfance, une autre le sport : et les communes indiquent si elles ont ou non des projets de cette nature pour l’année à venir. Pour les associations, en fonction des rencontres que nous pouvons être amenés à faire et en fonction des projets d’investissement –toutes les associations n’ont pas forcément besoin d’investir- je me débrouille pour faire en sorte que les projets qui semblent prioritaires soient soutenus.

 

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Développement des soins palliatifs : question écrite à Marisol Touraine

M. Jean-Frédéric Poisson attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les dangers que représente un nouveau texte sur la fin de vie pour le développement des soins palliatifs en France.

Suite au débat sur la fin de vie qui s’est tenu à l’Assemblée nationale le mercredi 21 janvier à l’initiative du Gouvernement, il constate que le développement de ces soins, attendus par la majorité des Français, semble ne pas être suffisamment pris en considération. L’orientation prise lors du débat a été considérée par de nombreux citoyens comme une ouverture à l’euthanasie, incompatible avec le développement effectif des soins palliatifs.

Le texte sur la fin de vie promeut en effet la « sédation profonde jusqu’au décès associée à l’arrêt de la nutrition et de l’hydratation », pratique dont il n’est d’ailleurs pas possible de garantir qu’elle ne dérivera pas vers une pratique à caractère euthanasique. Or sédater de façon continue jusqu’au décès ne demandera pas de moyens financiers ou humains supplémentaires.

En revanche, le développement des soins palliatifs sur le territoire national demandera beaucoup de travail. Tout est encore à faire en termes d’accessibilité aux soins palliatifs, de formation des jeunes médecins et des professionnels en place, et de financement pour équiper les établissements médicalisés français. En effet, comme le rappelait le président du Comité consultatif national d’éthique au mois de décembre à l’OPECST, seuls 15 % des EHPAD sont en mesure de dispenser des soins palliatifs, et 13 000 personnes âgées de plus de soixante-dix ans, dont le décès est pourtant prévisible, meurent chaque année dans les heures suivant leur admission dans les services d’urgence, dans des conditions déplorables.

M. Jean-Frédéric Poisson insiste sur la nécessité d’équiper tous les EHPAD et toutes les institutions pour personnes handicapées de dispositifs de soins palliatifs, jour et nuit, pour mieux accompagner les personnes dans leurs derniers moments, mieux gérer la douleur, et éviter d’engorger les urgences qui ne sont pas faites pour accueillir les mourants. C’est le manque de formation des médecins et le manque de moyens financiers dédiés aux soins palliatifs qui font que « l’on meurt mal en France », comme le disait le professeur Sicard.

Face à ce constat et face à l’ampleur des travaux, il lui demande quelles mesures elle compte prendre pour rendre effectif le développement des soins palliatifs en France, en termes de formation des médecins, de mise en place de dispositif palliatif dans toutes les institutions médicalisées, et bien évidemment en termes de moyens financiers, pour que chaque citoyen puisse exercer son droit d’être soigné, et accompagné dans la dignité, sans être tué.

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Doubs, loi Macron, chômage : mon interview sur Judaiques FM

Conférence de presse de François Hollande, élection dans le Doubs, loi Macron, chômage, GPA : retrouvez mon interview du dimanche 8 février dans  « 30 minutes pour convaincre » sur Judaïques FM.

La version écrite est disponible ici : Verbatim Judaiques FM

Concernant le « ni-ni », le PS et le FN sont mes adversaires.  Je n’ai donc pas à apporter un soutien ni à un parti qui met la France à genoux depuis deux ans et demie, ni à un parti qui a préféré soutenir François Hollande au deuxième tour des présidentielles.

Concernant le chômage et la loi Macron, le gouvernement est engagé dans une espèce de course à la non-réforme, et il a saboté plusieurs réformes que la droite avait mises en place : TVA sociale, défiscalisation des heures supplémentaires, non-replacement des fonctionnaires qui partaient à la retraite. La loi Macron n’arrange rien. Il y a 209 articles, qui traitent d’une quarantaine de domaines différents : on trouve donc nécessairement deux ou trois mesures qui vont dans le bon sens. Mais par rapport à la masse de chômage qu’il y a, les petites mesures ne changeront rien et les grosses mesures qui sont censées apporter quelque chose déstabiliseront le pays ! (professions réglementées, équilibre des territoires, travail dominical…)

 

Libé JFP

Intervention aux Rencontres du Dialogue social organisées par Libération et les Salons CE.

« Quelle place pour l’Etat dans le dialogue social ? »
Je suis intervenu aux Rencontres du Dialogue social organisées par Libération et les Salons CE (Comités d’Entreprise) le 4 février dernier.

Jean-Frédéric Poisson : «Se méfier de la fréquence à laquelle on sollicite les partenaires sociaux»

Je fais partie des affreux élus de droite partisans du dialogue social (rires). J’avais également proposé cette idée d’organiser les futures négociations entre partenaires sociaux au CESE, et je pense qu’il va falloir qu’on y arrive. Le dialogue social progresse : il n’y a jamais eu autant d’accords signés dans ce pays. On a beaucoup reconnu, peut-être un peu trop, la mécanique des accords interprofessionnels. Il faut se méfier de la fréquence à laquelle on sollicite les partenaires sociaux. Elles doivent être raisonnables. Un accord d’entreprise, ça prend du temps, ça se discute, ça se propage, ça se digère, ça revient. […] Ensuite, le Parlement a-t-il le droit de toucher à l’accord des partenaires sociaux ? En réalité, à chaque fois, la majorité modifie l’accord. Je pense que le Parlement doit demeurer capable, avec toutes les précautions d’usage, d’apprécier si l’accord signé par les partenaires sociaux est conforme à l’intérêt général.

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PROGRAMME DE LA SEMAINE DU 2 AU 8 FEVRIER

Lundi 2 février
17h : Inauguration – Micro-crèches à Sonchamp.

Mardi 3 février :
8h45 – 12h45 : Présidence des 5èmes Rencontres parlementaires Santé au travail « Bien-être au travail : un enjeu de compétitivité » – Maison de la Chimie.

Débat sur le projet de loi « Macron ».

Mercredi 4 février :
9h – 12h : Participation au débat « Quelle place pour l’Etat dans le dialogue social ? » organisé par le journal Libération et le Salon CE — CNIT.

Débat sur le projet de loi « Macron ».

Jeudi 5 février ;
20h : Intervention lors du dîner organisé par Aletheia : « Economie et société: faut-il être libéral? »

Vendredi 6 février :

Débat sur le projet de loi « Macron ».

De 12h15 à 13h : Invité de Judaïques FM 94.8 dans l’émission « 30mn pour convaincre. »
17h : Inauguration – Micro-crèche à Clairefontaine.
18h : Inauguration – Salon des métiers d’art – salle Patenôtre (Rambouillet.)
19h : Réunion publique avec Gérard Larcher – Petite salle de l’hippodrome

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Barrage de Sivens, ou la fermeté à géométrie variable du Gouvernement !

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Alors que le Premier Ministre dénonce abusivement un « apartheid » à la française, la zone de non droit installée par des fascistes verts autour du barrage de Sivens perdure.

A cet endroit, les forces de l’ordre sont interdites d’accès ! A cet endroit, les journalistes sont contrôlés – et il faut rappeler que deux d’entre eux ont été blessés il y a quelques mois.

A cet endroit, les Français ne peuvent circuler librement.

Et le Gouvernement indique, par le biais de Madame Royal, que l’ordre pourra être rétabli lorsque les élus locaux auront trouvé pour ce barrage une solution ! Un renoncement de plus !

Autant dire que ce Gouvernement a une conception à géométrie variable de l’ordre public.

Il est grand temps, par respect pour les forces de l’ordre, pour le droit, et pour l’ordre public, que l’autorité de l’Etat soit rétablie à Sivens. Il y va également de la crédibilité du Gouvernement sur tous les autres sujets de sécurité intérieure. »