Le Conseil d’Etat s’est aujourd’hui prononcé sur la vie d’un homme, Vincent Lambert, pour qui il a décidé de l’arrêt des soins. Je m’oppose à cette décision et ce pour plusieurs raisons.

La première est simple. C’est même du bon sens : il n’est pas du ressort de la justice de décider de l’avenir médical d’un patient. La vie de Vincent Lambert n’aurait jamais dû dépendre d’une décision de justice.

La seconde tient à la loi Leonetti : cette loi est une très bonne loi, évidemment. Néanmoins, elle demeure ambigüe sur la question de l’alimentation et de l’hydratation. La preuve aujourd’hui : les médecins n’arrivent pas à se mettre d’accord, pas plus que les juges qui examinent la situation face à la loi. J’en conclus que la loi ne peut pas tout !

Finalement, je n’ai aujourd’hui qu’une certitude : cette décision relève d’une interprétation euthanasique de la loi Leonetti, à tort évidemment. Les garde-fous de la loi Leonetti s’effondrent aujourd’hui. Les digues sautent. C’est pourquoi nous devons nous prémunir de toute évolution législative, qui ne saurait nous protéger.

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