Projet de loi santé : vers la banalisation de l’avortement et de la consommation de drogues.

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Le projet de loi Santé est actuellement discuté à l’Assemblée nationale.

La mesure la plus emblématique de ce projet de loi est la généralisation obligatoire du tiers-payant. Présenté comme favorable aux patients qui n’auront plus à avancer le prix de la consultation et auront ainsi l’illusion d’une santé gratuite, ce « marqueur de gauche » apportera en réalité les effets inverses. Il supprimera du temps médical au profit du temps administratif, au seul préjudice des patients. Il laisse présager le transfert progressif de la protection sociale vers l’assurance privée, ce qui représente une bien curieuse façon pour la « majorité du progrès » de « garantir l’accès de tous les Français à des soins de qualité ».

Au-delà de cette disposition à laquelle je m’opposerai fermement, ce texte introduit des mesures dangereuses, telles que l’expérimentation des salles de shoot et la suppression du délai de réflexion pour toute demande d’avortement. La majorité actuelle voudrait faire de l’avortement, un droit comme un autre, alors que la loi de 1975 en faisait une exception, et de la consommation de drogues, un service public médicalement encadré. Je combattrai  ces dispositions qui risquent de dégrader la personne humaine.

Au-delà de ce nécessaire travail d’opposition, j’ai déposé des amendements pour proposer des avancées en matière d’accès aux soins psychiatriques. Les pathologies mentales constituent en effet un enjeu majeur de santé public, encore sous-estimé en France. Elles affectent pourtant une personne sur cinq chaque année. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, elles seront la première cause mondiale de handicap dès 2020. Espérons que ce projet de loi de santé sera l’occasion de s’emparer de ce sujet à la fois douloureux et négligé.

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